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DES HOMMES, UN PAYS et L'HISTOIRE...
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La
Franche-Comté, qui porte la liberté jusque dans son nom
est une terre de contraste ou, depuis longtemps, l'homme a
épousé la nature. Sur son sol sont nés une
quantité incroyables de grands hommes qui ont marqués
l'histoire de France et l'histoire du monde. HUGO, PROUHDON, MARMIER,
PASTEUR.... et tant d'autre que le professeur Raoul STEIMLE vous invite
à découvir dans son nouveau livre: "Ils étaient
comtois".
la vie de 243 franc-comtois célèbre s'étale au fil
des pages de cet ouvrage unique et très bien documenté,
un plaisir pour les passionné, une découverte
enrichissante pour les amateurs. |
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Gustave COURBET,
peintre de génie, original, politiquement engagé,
très critiqué, chef de file des réalistes, naquit
en 1819 à Ornans où il eut un atelier, et passa une
grande partie de sa vie. Son père Régis, le plus riche propriétaire de Flagey, était électeur censitaire sous Louis - Philippe. Sa mère, née Oudot, eut des personnages distingués dans sa famille : un grand - père général, un cousin professeur de droit à Paris. Gustave resta dans la région jusqu’à l’âge de 21 ans. Au petit séminaire d’Ornans, il eut pour condisciple Max Buchon fondateur du journal socialiste Le Démocrate salinois. Destiné à la carrière de notaire, Gustave étudia au collège de Besançon puis suivit l’enseignement de l’Académie de dessin de la ville et fut élève de Flajoulot. |
| Etudiant en droit à Paris en
1839, Gustave préféra se vouer à la peinture et
fréquenter l’atelier de Steuben, revenu de Saint -
Pétersbourg ; il fut ensuite le disciple de Gérard,
puis de Hesse, ancien élève de Gros. Courbet s’en
fut, dès lors, admirer et copier les grands coloristes
espagnols, flamands et français, au Louvre, ainsi qu’au
Luxembourg. Inspiré du romantisme, il composa : la Nuit de
Walpurgis d’après le Faust de Goethe, puis Odalisque,
emprunté à Hugo, et Lélia à George Sand.
Après Allégorie moins réussie, Courbet abandonna
par esprit d’indépendance, les sujets académiques
et à thème. Ses envois au Salon de 1841 - 1842 et 1843 furent refusés ; la critique jugea Loth et ses filles (1844) figé et déclamatoire. Le Hamac fut récusé au salon de 1844 ; on trouva, semble - t - il, trop d’érotisme et de rêve en cette jeune fille assoupie ! Son Autoportrait au chien noir sera accepté en 1844 et dès lors, l’artiste s’affirma en tant que peintre réaliste. Il produisit de 1844 à 1847 : les Amants dans la Campagne (1844), évocation d’amours de jeunesse, l’Homme blessé, l’Homme à la ceinture de cuir (1845 - 1846), des autoportraits. Le portrait de Juliette Courbet, sa sœur, (1844) fut considéré trop semblable à une photographie, et Le Violoncelliste (1847) trop obscur, voire triste. Objet de critiques et d’exclusions, Courbet perça, soutenu par les réalistes et néo-romantiques que l’académisme agaçait. Il s’éloignait volontiers du milieu parisien pour trouver l’inspiration dans sa chère Franche - Comté. Ses œuvres de Belgique et de Hollande (1846 -1847) hâtèrent sa rupture avec Ingres, Delacroix et le romantisme ! Des onze toiles envoyées au Salon de 1849, sept furent acceptées, en particulier l’Après-dînée à Ornans, qui gagna une médaille d’or. Baudelaire dont Courbet fit le portrait (1847), et avec qui il se lia d’amitié, lui rédigea une lettre de présentation au Salon. Le poète l’ayant jugé trop peu imaginatif s’éloigna de lui, par la suite ! Gustave, crut présenter un sujet plaisant en prenant ses sœurs pour modèles. Le tableau, Les demoiselles de village (1851), n’obtint d’abord que des réprobations. Les modèles déplurent, les vaches semblèrent trop petites, le geste de l’aumône faite à la pauvresse n’émut pas ! Le duc de Morny acheta pourtant la toile. Les Casseurs de pierres, L’Enterrement à Ornans, (1849 - 1850), les Paysans de Flagey revenant de la Foire (1850) où le père du peintre est très digne, affermirent son renom. Il y eut encore des polémiques pour la vigueur de conception et de l’exécution, jugée brutale. Champfleury critiqua la laideur et la vulgarité de certains personnages, notamment de ceux de l’Enterrement ; d’autres objectèrent que l’artiste collait trop au réel ! Les Lutteurs (1852), les Baigneuses (1853) firent scandale, bien qu’elles fussent moins agressives que celles de Rubens ou de Jordaens. Gustave répondit aux polémiques en affirmant son style, en particulier dans La Fileuse (1853) ; Le départ des pompiers courant à un incendie (1850-51), une scène de rue très sombre ! Courbet, paysan indépendant, matérialiste et athée, voulut en finir avec le romantisme. Il estima pouvoir tout transposer en peinture et peignit à la truelle, au couteau, à la brosse, au chiffon, parfois avec le pouce. Dans les paysans de Flagey, il aurait ajouté du sable aux teintes terreuses et, on dit qu’il maçonnait. Avec le blanc, il aimait le noir et les contrastes. Ses scènes, étaient réussies, mais sans y mettre de gaieté. Il tint une année un atelier, visité par Lansyer et Fantin - Latour, rue Notre - Dame - des - Champs (1861). Son réalisme trouva sa pleine expression dans les nus, la Femme nue au chien (1861 - 1862), et en particulier l’Origine du Monde (1866), tableau acheté par Khalil - Bey, un diplomate turc qui acquit aussi la Baigneuse russe. Le baron Havatny trouva l’Origine du monde chez Bernheim jeune, vers 1910, et garda le tableau à Budapest, jusqu’à la guerre mondiale. Sylvia Bataille et le psychanalyste Lacan l’achetèrent ensuite et le protégèrent par un panneau d’André Masson, et sous clef. La toile, gardée au Brooklyn Muséum de New York en 1988, est aujourd’hui au Musée d’Orsay, sans autre protection qu’un verre épais. Au talent de peintre réaliste, Courbet ajouta son amour du paysage, qui souvent le ramena dans sa région puis le fera peindre les Alpes et le Léman. Son Combat de cerfs (1861), Remise des Chevreuils (1866), et L’Hallali (1869) figurent parmi ses plus belles œuvres. Outre les toiles évoquées, citons : La sieste pendant la saison des foins, Montagnes du Doubs (1869), Bords de la Mer à Palavas, Forêt en Hiver, Vallée du Puits noir (1865), Mer orageuse, La Falaise d’Etretat (1870), le Château de Chillon (1874). Courbet affirma sa maîtrise du portrait dans plusieurs toiles : Champfleury, Portrait d’Homme, Proudhon, Proudhon et sa famille, Portrait de Bruyas (deux études), Portrait de M***, La duchesse Colonna, Berlioz, Jules Vallès. Il fit son autoportrait dans différentes situations. L’artiste aurait, dit - on, aimé faire le portrait de Hugo. Ils s’écrivirent, mais le projet n’aboutit pas et ils ne se virent qu’à l’enterrement de Charles, le fils de l’écrivain, en mars 1871. Le peintre ne fut pas unanimement apprécié ; Hadol et Gillot, par exemple, le caricaturèrent. Son caractère bizarre et ses opinions socialistes, proches de celles de Proudhon et hostiles à l’Empire, lui valurent alors des inimitiés. Il obtint pourtant une deuxième médaille au Salon de 1849 et des rappels de médaille en 1857 et 1861. Le ministre des Beaux - arts l’ayant proposé pour la Légion d’Honneur en 1870, l’artiste refusa, alors qu’après l’exposition de Munich l’année précédente, il accepta la croix de Saint - Michel décernée par le roi de Bavière. (retrouver la suite dans le livre)
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Joseph PROUDHON, écrivain et polémiste, naquit en 1809 à Besançon, au quartier de la Mouillère. Son père était garçon brasseur et sa mère servante à la campagne. Il fut un des rares théoriciens sociaux d’origine réellement prolétaire. Il passa son enfance aux champs où, de bouvier il devint garçon de cave. Ensuite, boursier au collège de Besançon, Joseph entra à 18 ans, comme typographe dans une imprimerie où il compléta son savoir en lisant des textes à imprimer. |
Avec son Essai de grammaire générale précédé de notes hébraïques (1838), qui obtint le prix Suard de l’Académie de Besançon, Joseph s’efforça de démontrer l’unité d’origine des espèces humaines, d’après l’étude de la formation des langages. Bachelier en 1838, il publia une Défense de la célébration du dimanche dans l’Encyclopédie catholique et obtint une pension de l’Académie de Besançon. A la fin d’un séjour à Paris, il s’établit imprimeur à Besançon. Fasciné par l’économie politique et les écrits de Rossi, Proudhon publia, en 1840, un mémoire en hommage à l’Académie intitulé : «Qu’est-ce que la propriété» ? Emue, l’assemblée fit enlever la dédicace dans les éditions suivantes et voulut supprimer le prix Suard à l’auteur. Pourtant, après vote des membres, l’Académie renonça à la sanction. Mais la réponse «C’est le vol», avait beaucoup troublé, et préfigurait les futures publications de Proudhon. Convaincu que seul le travail justifiait a propriété, il publia Lettre à Blanqui et Avertissement aux propriétaires. Traduit en Cour d’Assises pour ces écrits, Proudhon sera acquitté en 1842. La gestion d’une entreprise de transports fluviaux, lui permit d’écrire : De la Création de l’ordre dans l’humanité (1843) et Système des contradictions économiques (1846) où il attaquait les réformateurs utopistes, les économistes anglais et prônait un socialisme scientifique. Sa Philosophie de la misère, parue en 1846, fut un des éléments de discussion avec Karl Marx. Une fois rédacteur au Représentant du peuple, Proudhon fut écroué pour délit de presse et son journal interdit. Elu à l’Assemblée nationale pour le département de la Seine en 1848, et fort de l’influence d’un chef de groupe, il se prononça contre la suppression de la peine de mort, fit des objections au droit au travail et critiqua même la Constitution. Sa proposition d’impôt sur le revenu ne passa pas. Marqué par Rousseau et Hegel, sans appartenir à aucun parti, le sociologue utilisa la presse et des brochures pour polémiquer. Ses titres étaient suggestifs : le Droit au travail, les Malthusiens, Démonstration du Socialisme, Idées révolutionnaires (1849). Il dirigea des journaux : le Peuple, la Voix du Peuple, le Peuple de 1851, mais eut souvent maille à partir avec la justice. Devenu le théoricien d’un nouveau socialisme, d’une société dans laquelle l’association est à la base de l’économie, Proudhon plaisait au peuple alors que les industriels le redoutaient. Sa Banque du peuple, créée en 1849, pratiquait l’abolition de l’intérêt, la circulation gratuite des valeurs et proposait la suppression du capital ! Elle ne dura pas. Condamné à 3 ans de prison pour injures au chef de l’Etat et délit de presse, Proudhon en profita pour écrire : Confessions d’un révolutionnaire, Actes de la Révolution, Intérêt et principal, Gratuité du crédit ! Estignard raconta comment l’écrivain se maria durant sa détention avec une ouvrière parisienne, au parloir de la prison de Sainte-Pélagie. Libéré en 1852, il édita: Manuel du spéculateur à la Bourse (1856), et Justice dans la Révolution et dans l’Eglise, qui lui valut une autre incarcération. (lisez la suite dans le livre)
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Raoul H. STEIMLE, professeur émérite de la faculté de medecine, chevalier de la légion d'honneur et de l'ordre du mérite, membre honoraire de l'Académie Nationale de Médecine a exercé son métier dans plusieurs pays. Homme passionné, il a toujours eu a coeur de partager son savoir. Dans ce livre il nous fait découvrir sa région d'une manière riche et originale. |
| Découvrez la bande-annonce de "Ils étaient comtois" | |
